1 min

Un beau vainqueur

Maitrevainqueur Ernest

Touché. Touché et emballé. Touché, emballé et séduit. Par le roman de François-Henri Désérable, “Le maître et mon vainqueur” qui vient de paraître chez Gallimard. Touché, emballé, et séduit par Vasco et Tina. Par leur amour impossible et flamboyant. Emballé par la façon originale, littéraire et amusante avec laquelle Dérérable raconte leur histoire. Avec l’intelligence simple avec laquelle il saupoudre aussi son récit de Rimbaud, de Verlaine et d’une poésie virevoltante qui scotche le lecteur. Il y a des poèmes magnifiques, et aussi des passages qui restent longtemps en tête. “On s’embrasse, on se quitte à regret, on va se revoir assez vite, on le sait : on ne peut pas faire autrement. On se revoit. On est foutu.” Ou encore : “L’amour est un mécanisme ascendant, on va du sol au ciel et l’on plane, dans un éther impalpable : on dit tomber amoureux, mais c’est un abus de langage.” Une dernière : “Le cœur, comme l’Univers est extensible, et Tina pouvait le prendre, lui, pour amant, sans préjudice de l’amour qu’elle éprouvait pour son mari.”

D’une originalité folle

Vous l’aurez compris. Ça parle d’un amour impossible. Ça parle de la beauté de la rencontre, ça parle de ce qui unit les amoureux, ça parle de toi, de moi, de nous. Ça parle de #poesie, de #rimbaud, de #verlaine et d’un #revolver.  C’est émouvant, caustique et mélancolique. C’est un très beau roman. Original et doux. Virevoltant et posé. Plein d’intelligence sur ce que nous sommes. Amoureux ou non. Sur ce que nous sommes aussi et surtout en tant qu’êtres humains aux prises avec la vie. Un dernier extrait pour la route. Un parmi des dizaines soulignés au crayon dans le livre : “Vous, je ne sais pas, mais moi je vois la vie comme deux lignes parallèles : la première représente ce à quoi l’on aspire, ce que l’on voudrait être ; la seconde, ce que l’on est réellement. Et bien sûr elles ne se superposent jamais tout à fait, mais tout l’enjeu est d’en réduire l’écart autant que possible. On ne mesure pas la réussite d’une vie à l’écart entre ces deux lignes, mais à l’effort consenti pour le réduire.” Lisez ce livre. Vous ne le regretterez pas !

“Le maître et mon vainqueur, François-Henri Désérable, Gallimard.

Tous les livres du vendredi sont là.

Laisser un commentaire