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La muse parfaite

Koszelyk Muse Ernest

Comme souvent, Ernest fut l’un des premiers médias, si ce n’est le premier à vous faire découvrir Alexandra Koszelyk et son magnifique premier roman « A crier dans les ruines » (Il est sorti en poche. Donc n’hésitez pas). Comme vous ne devriez pas hésiter une seconde à vous procurer le nouveau roman de l’autrice. Cela s’appelle « La dixième muse » et cela a paru « Aux forges de Vulcain ». Le pitch est simple : Au cours d’une errance au Père Lachaise, Florent se retrouve devant la tombe d’Apollinaire, et rapporte en souvenir un morceau de bois qu’il trouve là. Il devient alors obsédé par le poète au point de vivre parfois dans une autre dimension, au contact des personnages qu’a côtoyés Guillaume.

Un roman onirique et poétique

S’enclenchent alors des allers et retours entre le présent de Florent qui est en train de foutre le camp de tous les côtés et l’histoire d’Apollinaire avec ses amoureuses, mais aussi tous ceux qu’il a connus. L’écriture est souple, voluptueuse, intelligente. Elle est profondément romanesque flirtant avec le conte. A travers cette histoire, Koszelyk interroge notre rapport aux écrivains, et aux livres. A l’influence qu’ils peuvent ou non avoir sur nous. Elle insuffle aussi dans nos vies moroses de l’époque Covid, une poésie douce – celle d’Apollinaire, évidemment – mais aussi la sienne onirique, pleine d’humanité et de talent de raconteuse d’histoire. Les moments où elle se met dans la peau des amoureuses de Guillaume (Gui dans le roman) sont d’une profondeur et d’une douceur rare. Les mots d’Apollinaire, comme ceux de l’autrice, sont sensuels. Au final, on ressort de la lecture de ce roman avec de la magie dans la tête. C’est un roman onirique et poétique qui emmène le lecteur loin grâce à la douceur enveloppante de l’écriture de Koszelyk dont nous persistons à penser qu’elle sera dans les prochaines années une autrice à suivre.

« La dixième muse », Alexandra Koszelyk, Aux Forges de Vulcain, 20 euros.

Tous les vendredis lecture d’Ernest sont là.

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