1 min

Grebe au zénith de son talent

Ernest Mag Grebe Photo

Ces dernières années Jean Casel a lu beaucoup de polars. Ceux de Camilla Grebe sont parmi ses préférés. Le dernier “L’ombre de la baleine” ne déroge pas à la règle. Il dit pourquoi.

La nouvelle reine du polar scandinave, Camilla Grebe nous revient avec un nouvel opus qui nous plonge dans les eaux froides des rivages suédois. Auréolée du prix du meilleur polar scandinave pour son précédent livre “le journal de ma disparition” (qui était d’ailleurs dans notre box polars l’an dernier), Camilla Grebe comme à son habitude nous emporte dans une histoire racontée à plusieurs voix. D’un côté de mystérieux cadavres qui remontent des eaux sombres de la Baltique. L’affaire est confiée à un tandem de flics passionnant : une femme enceinte et son supérieur dont la fille est entre la vie et la mort suite à un incident domestique dont il se sent responsable.

grebeDe l’autre côté, nous suivons les péripéties d’un jeune ado rebelle, Samuel, mêlé à un vaste trafic de drogue et qui se réfugie dans le nord de la Suède et devient le baby-sitter d’un jeune homme de son âge plongé dans un étrange coma et sous la protection de sa mère Rachel. Camilla Grebe s’attache avec précision et délectation à la description et à la situation de ces différents personnages, y attachant parfois plus d’importance qu’au déroulement de l’enquête. Ces personnages ont des fortes personnalités et des parcours personnels très noirs qui rajoutent à la complexité du récit. Pour le plus grand plaisir du lecteur.

Entre intrigue psychologique et enquête policière au cordeau

Évidemment, ces différentes intrigues entrelacées avec brio se rejoignent à la fin pour mieux éclairer l’intrigue globale. Après de multiples rebondissements et des retournements incroyables, la chute du récit parvient encore à surprendre le lecteur. A cette maestria de l’intrigue et de l’invention de personnages passionnants, Grebe ajoute des réflexions profondes et passionnantes sur l’adolescence et la filiation qui renforcent la puissance du roman.

Ainsi, au final, ce nouveau cru de Camilla Grebe est peut-être à mes yeux son meilleur. Vous y plongerez avec délectation, vous n’en sortirez pas indemne, mais vous ne serez pas déçus.

“L’ombre de la Baleine”, Camilla Grebe, Calmann-Lévy,

Toutes les Griffe de Jean sont là.

Camilla Grebe était l’invitée d’honneur de Saint-Maur en Poche organisé par la Griffe Noire et dont Ernest est partenaire. Voici son entretien avec David Medioni.

Laisser un commentaire