Oscar Cadiach 70573

2 min

Rentrée littéraire : défendre l’ambition

Deux mois d’existence, et déjà une rentrée littéraire qui s’annonce. Ernest est décidément gâté. Dans les choix effectués par la rédaction dans le flot des 581 livres qui vont paraître d’ici fin septembre, les promesses d’Ernest sont présentes. Celle de choisir tous les genres de livres, celle de ne jamais rien céder à l’idée que ce qui est sacré n’est pas le livre en lui-même mais le plaisir qu’il donne aux lecteurs, mais aussi celle de faire grandir « notre ouverture sur le monde ». Comme pour rappeler que sur Ernest, média indépendant, magazine littéraire en ligne fait par des journalistes, des libraires et des auteurs, une seule chose guide nos choix : le plaisir de lire qui nous rend plus grands.

Aussi, avec le dossier rentrée littéraire que nous entamons aujourd’hui avec les dix livres indispensables de cette rentrée littéraire et que nous poursuivrons jusque fin septembre en défendant outrageusement nos coups de cœur, en vous faisant rencontrer les auteurs qui valent le détour, en vous faisant réfléchir aussi, Ernest se positionne comme le seul magazine littéraire qui met la littérature au cœur de toute chose.

C’est ce qui a guidé nos choix des indispensables, mais aussi des découvertes (à venir) et des livres dont on va parler – souvent trop – dans cette période de rentrée littéraire. Ernest a choisi de défendre l’ambition. Celle de cet auteur qui va décider d’embrasser une époque, une thématique, une cause, un personnage et qui va y mettre ses tripes, et tout son talent. Cette ambition littéraire d’une littérature qui n’est pas en surplomb, mais qui plonge dans l’actuel pour le montrer ou dans l’hier pour éclairer la mémoire et/ou l’actuel. Loin de nous l’idée de tomber dans de la littérature ennuyante. Au contraire. C’est justement quand l’ambition et le souffle sont là que les livres sont bons. Disons le, nous préférons l’ambition littéraire de Guillaume Musso qui veut juste raconter des histoires qui se tiennent à celle de Simon Liberati qui multiplie les livres illisibles et égocentrés encensés par les confrères.

Ainsi, en ce mois de septembre 2017 qui s’annonce, l’envie, au-delà de notre positionnement pour la rentrée littéraire qui est de défendre l’ambition, gageons que collectivement et dans tous les domaines de la société, nous puissions défendre l’ambition. Non pas l’ambition individuelle, « maladie infantile » disait De Gaulle, mais plutôt l’ambition collective. Celle qui permet d’avancer et d’inventer tous ensemble un chemin.

Quoi qu’il en soit, à l’heure de vous souhaiter une bonne rentrée, nous avions envie de partager avec vous cette conviction autour de l’ambition. Celle collective qui crée une confiance, ciment de toutes les équipes qui gagnent. Chez Ernest, la confiance est là. L’ambition collective de défendre – avec les libraires, avec vous, avec les bibliothécaires et avec tous ceux qui le veulent –  une certaine idée du monde où le livre est un objet érotique, un objet sexy, un objet qui rend meilleur, un objet qui sauve des gens, est présente aussi. Notre rédaction y est prête. Nous comptons aussi sur vous. Seuls vos abonnements peuvent nous acheter. Abonnez-vous !

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