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McInerney à Ernest : « Le sexe est l’une de nos grandes questions »

Michael Prewett 126900

Un soir de début juin Ernest a rencontré McInerney. Ce géant des lettres américaines. Celui qui, mieux que quiconque, sait peindre les soubresauts du monde grâce aux yeux de ses personnages. Si nous avons discuté de la "catastrophe" Donald Trump, de l'avenir des Etats-Unis, nous avons surtout discuté de nous. Au sens large. Et pour parler de nous, nous avons surtout parlé des personnages fétiches de Jay : Russel et Corinne. Nos porte-paroles. Rencontre.

CLes Jours Enfuisomme l’ensemble des critiques littéraires publiées dans ce pays au sujet de Jay Mc Inerney et de son dernier livre « Les jours enfuis », Ernest pourrait écrire que décidément McInerney est l’écrivain de New York, qu’il sait brosser comme personne le portrait d’une élite qui s’oublie et qu’il mélange à merveille la grande histoire de l’Amérique et les soubresauts qu’elle engendre dans les petites histoires de ses personnages. Nos petites histoires. Tout cela serait vrai. Tout cela serait très juste.
Mais Ernest avait aujourd’hui plutôt envie de vous parler de Russel et Corinne, ce couple emblématique que McInerney nous apprend à connaître depuis leur 30 ans, dans son fameux livre « trente ans et des poussières » mais aussi depuis leur 40 ans dans « La Belle vie ». Au départ des "jours enfuis" Russel et Corrine ont désormais 50 ans, l’Amérique s’apprête à vivre sa plus grosse crise financière depuis 1929 et Barack Obama à remporter l’investiture démocrate.
Au fond, si "les jours enfuis" traite de tout cela, il traite aussi du bilan que chacun peut tirer de sa vie et de ses choix. Est-on vraiment du côté de l’Amour et des Arts ou bascule-t-on vers celui du
pouvoir et de l’argent. L’écriture de McInerney est enlevée, pleine d’humour et de nostalgie. Elle touche juste. Sur tous les sujets.

Comme ici, sur le couple, par exemple.

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Des personnages universels qui sont nos porte-paroles