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Tatiana de Rosnay : « Offrir un livre, c’est transmettre »

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Ce mois-ci dans "Tu vas aimer", Cyril Jouison a demandé à l'autrice Tatiana de Rosnay les livres qu'elle aime offrir. Une réponse en plusieurs actes et la visite impromptue de Julia Roberts.

Par Cyril Jouison

En mars, Tatiana de Rosnay publiait son dernier roman Les fleurs de l’ombre (Robert Laffont et éditions Heloïse d’Ormesson). Deux confinements plus tard, une interview reste toujours un moment suspendu. Celle-ci le fut particulièrement. En quelques minutes, l’auteur franco-britannique pétillante nous fait voyager. Une affaire de transmission. Irène Némirovsky. Daphné du Maurier. Emile Zola. Julia Roberts. Oui Julia Roberts ! Et des sourires. Verbatim !

Tatianaderosnay

Crédit : Charlotte Jolly/ Robert Laffont.

"J’ai toujours offert des livres. Depuis que je suis en âge de faire des cadeaux, j’ai toujours trouvé qu’offrir un livre avait plus de poids que des fleurs ou des bougies (sourire). Un livre, surtout lorsqu’il est choisi pour la personne auquel vous le destinez, est quelque chose qui reste. Si vous mettez une dédicace avec une date et que c’est un livre que vous aimez particulièrement cela devient un cadeau précieux. Je reçois moi-même des livres. Je ne m’en lasse jamais (rires). Cette année, tous mes cadeaux de Noël seront des livres.

Offrir un livre est une transmission. Cela permet aussi de faire découvrir un auteur ou un ouvrage que j’aime particulièrement. J’essaie de ne pas en offrir à quelqu’un qui n’aime pas lire. Il m’est pourtant arrivé de prendre ce risque. D’avoir une bonne surprise (rires) et de me sentir fière parce que j’avais pu faire lire quelqu’un que j’aimais bien.

Si je pense à une personne dont je connais les goûts et je sais qu’elle va aimer comme, par exemple, Laure, ma meilleure amie. Je lui offre souvent des livres. Nous nous connaissons depuis si longtemps que je me trompe assez rarement. Cela peut être un roman dont elle m’a parlé. Cela peut aussi être un livre que j’ai découvert et dont je sais qu’elle ne l’a pas lu. Cela peut être également un classique que je viens de redécouvrir. C’est vrai qu’offrir un roman à quelqu’un qui n’aime pas lire ou que vous ne connaissez pas du tout est risqué. Cela reste toujours un acte réfléchi de ma part. Je n’y vais pas à l’aveuglette. Sur plusieurs livres, j’ai remarqué que je ne me suis pas trompée.