Dimanche de printemps. Chercher la joie, toujours. Quand l’obscurité semble grandir et quand la violence devient une règle toujours plus prégnante dans la société. Comme une constante dans tout. Dans ces instants, se tourner vers l’art. Sous toutes ses formes.
Musicales
Des notes de joie. Chez Vampire Weekend qui sort un disque magnifique dans lequel il est question d’ espoir et d’aventures de la vie. Ce temps qui passe, qui façonne, qui balade, qui trompe et qui finalement patine ce que nous sommes. Puissions-nous devenir des cuirs magnifiques ou des vins délicats et profonds. Des notes encore chez The Libertines où il est question d’amour à en mourir et de joie de le crier. Courir, courir et courir encore et toujours.
Cinéphiles
Dans une série. Celle d’Eric Benzekri, « La fièvre » qui raconte magistralement les maux de l’époque et qui – alors que le précipice est là – que nous sommes proches d’y tomber, trouve des voies d’espoir. Individuelles et collectives. Inventer nos “démocraties corinthianes”. Dans une période aussi noire, c’est rare et il est important de le souligner. Alerte toutefois : cela ne sera pas simple. Mais avec la volonté, un chemin s’ouvrira.
Poétiques
Il y a un an. Ernest était parmi les premiers à encenser et à inviter ses lecteurs/lectrices à se procurer le « Déversoir », recueil de poésie-minute d’Arthur Teboul, chanteur de Feu Chatterton ! Depuis, le recueil est le plus vendu en librairie depuis 30 ans, Feu Chatterton a illuminé la France et le monde avec sa version de l’Affiche rouge pour Manouchian au Panthéon, et Teboul dans la foulée de son recueil a créé un « cabinet de poésie » où les gens se rendaient pour se faire offrir en 7 minutes, un poème. Cette semaine Teboul publie « L’adresse » un très beau livre dans lequel il raconte toute cette aventure du cabinet de poésie, et publie les poèmes en question. Il a aussi adressé un questionnaire à ses « patients » de poésie. Parmi les questions : “croyez-vous que la vie ait besoin d’être changer?” . Des tonnes de réponses magnifiques. Retenir celle-ci : « Non, mais c’est une nécessité de s’avoir s’inventer ».
Bon dimanche,
Tous nos éditos sont ici. Ils paraissent le dimanche dans l’Ernestine la lettre gratuite, inspirante et dominicale d’Ernest. Inscrivez-vous ici.



