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Le cristal de l’Humanité

Jason D XvhrIC1Mhc Unsplash

L’automne est là et les couleurs semblent s’être évaporées. Trop de chaleur. Réchauffement. Monde en crise climatique.
Armita Garavand, un an après Masha Amini, s’est éteinte après avoir été rouée de coups et arrêtée pour non port du voile par la République islamique d’Iran.
Contre-offensive qui patine, l’hiver qui arrive et l’Ukraine qui reste occupée sur 17 % de son territoire par les troupes impérialistes de Vladimir Poutine. Des mots toujours plus insoutenables sur la réalité du terrain rapportés par les journalistes qui continuent de raconter cette guerre. Europe meurtrie.
Vidéos des atrocités du 7 octobre. Bombardements à Gaza.
Réactions dans tous les sens, vrilles argumentaires de partout.
Dans cette litanie d’événements une continuité : la sensation d’une Humanité brisée, d’une Humanité qui s’oublie, d’une Humanité qui s’estompe, d’une Humanité, belle comme le cristal, brisée comme un verre de cristal tombé par terre.
Dimanche matin fond du lit. Avoir envie de s’accorder un répit. Contempler et écouter le monde. Sentir cette brisure du cristal humain. Être gagné par l’envie de se recoucher.

Mais vous êtes réveillés et Ernest dialogue avec vous. Et il vient ce matin avec une bonne nouvelle : le Cristal peut certes se briser, il peut apparaître comme complètement détruit, il semble tellement fragile qu’une fois détruit, il paraît impossible de le reconstruire.

Et pourtant : il est le seul métal qui peut être reformer à l’identique. C’est sa force. Et se dire, finalement, que cette Humanité faite de la beauté du cristal et qui apparaît en ces temps troublés si fragile, peut se reformer, peut se réunir et peut renaître de ses brisures. En cherchant le commun. En exaltant la possibilité d’une rencontre. En nuances, aussi. « Je suis contre tous ceux qui croient avoir absolument raison. Je suis contre tous les monopoles idéologiques, je vomis toutes les vérités absolues », écrivait Romain Gary dans « l’affaire homme ».
Dans le cristal de notre Humanité commune, la recherche du beau.
Dans le cristal de notre Humanité commune, la possibilité d’une concorde universelle.
Dans le cristal de notre Humanité commune, refaire verre commun.

Le verre commun du besoin de l’art. Ce verre commun d’une Humanité qui sera celui qui pourra recevoir demain la boisson des retrouvailles où les larmes et le sang se mêleront mais où le miel adoucira nos blessures.

Bon dimanche,

L’édito paraît le dimanche dans l’Ernestine, notre lettre inspirante (inscrivez-vous c’est gratuit) et le lundi sur le site (abonnez-vous pour soutenir notre démarche)
 
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