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Lettres espagnoles

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Une nouvelle fois le terrorisme a frappé en Europe. En Espagne cette fois-ci. Faisant au moins 13 morts et 80 blessés. Dans le pays de Cervantes (père de Don Quichotte), cet énième attentat « fascislamiste » vient nous rappeler comment, pour le moment, notre lutte européenne contre les salopards (c’est bien comme cela qu’il convient de les nommer) s’apparente toujours à celle de Don Quichotte contre les moulins à vents. Déjà Cervantès nous prévenait dans la bouche de Sancho Pancha : « Avec un bâton, le bon devient méchant et le méchant devient pire ».

Pis, cet attentat vient une nouvelle fois nous démontrer d’une manière cruelle que nos armes démocratiques de lutte sont parfois vaines. Et pourtant, ce sont bel et bien les seules que nous connaissons et qui font ce que nous sommes. Ce sont d’ailleurs pour que vivent ces armes démocratiques qu’est mort en 1936, sous les balles des fascistes franquistes l’immense poète espagnol Federico Garcia Lorca. Lui qui pourtant savait dans quelle direction aller en écrivant : « c’est notre heure. Nous devons être jeunes et vaincre« . Puisse encore ce message être entendu aujourd’hui.

En regardant les images de désolation de Barcelone, ce 17 août, une chose frappait. Notre hébétude collective face à ce mal profond qui vient provoquer nos démocraties. Comment faire ? Comment lutter ? Au cœur de cette désolation, un autre auteur espagnol nous parle. Il nous donne une boussole. Peut-être. « Voyageur, le chemin c’est les traces de tes pas. C’est tout. Il n’y a pas de chemin. Le chemin se fait en marchant », écrivait Antonio Machado. Voilà peut-être la note d’espoir. Nous, humanistes, voyageurs et européens trouveront le chemin en avançant. Les livres et les écrivains nous y aideront.

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