« Pêcheurs d’hommes » : roman puissant et émouvant

Ernest Mag Vendredi Valmir

Par instants, en se plongeant dans un livre, on sait qu’il va modifier notre regard sur le monde et sur l’une des composantes de ce monde. Par instants, en lisant un roman, on prend conscience que ce que nous pensons et ce que nous sommes ne sera plus tout à fait pareil après avoir terminer notre lecture. Cela parce que le propos du livre, son style et sa puissance évocatrice en font un objet à part. Le nouveau roman d’Eric Valmir, « Pêcheurs d’hommes« , paru chez Robert Laffont est de cette trempe. De ces livres dont on se dit que l’expérience sensible littéraire vaut parfois tous les reportages, toutes les images et tous les sermons politiques.

Un beau roman populaire

Nous sommes à Lampedusa. Dans cet île tournée vers la pêche, Niccolo mêle ses doutes et souvenirs de jeunesse à propos d’un lieu de plus en plus concerné par l’arrivée des migrants. Cela au point de ne plus comprendre son île. Cela au point de se demander s’il doit ou non la quitter. Cela au point de se demander si ceux qui rejettent ces migrants n’ont pas raison. Cela au point de ne plus vraiment être lui-même. Le roman d’Eric Valmir a ceci de superbe qu’il oscille entre l’intime et l’universel. Au final, c’est un très beau livre populaire, au sens positif du terme. De ces romans qui s’intéressent à ceux dont on ne doit pas se foutre. Un roman, émouvant, salutaire et terriblement bien écrit. De ceux qui amendent notre perception du monde. Quand on vous dit que « la vérité est dans les romans »…

« Pêcheurs d’hommes », Eric Valmir, Robert Laffont, 19 euros.

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