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Les yeux ouverts

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Il y a un an, Ernest était parmi les premiers à vous inviter à lire « L’empathie » d’Antoine Renand. Nous l’avions même interrogé ici. Il publie cette année un deuxième roman puissant : « Fermer les yeux » toujours dans la collection la Bête Noire chez Robert Laffont. C’est l’histoire de Dominique Tassi, adjudant, qui a une vie rêvée. Une maison, des enfants une femme. Et un jour le drame : il boit un peu trop, prend la voiture, c’est l’accident. Il en sort indemne mais pas sa fille de 7 ans. La descente aux enfers commence. Quelques années plus tard une fillette est tuée. L’adjudant Tassi participe à l’enquête qui est très vite résolue. Tassi, lui, doute. Mais on ne l’écoute pas. On garde les yeux fermés.

Un samouraï des mots et de l’intrigue

Quelques années passent encore et voilà de nouveaux meurtres sont perpétrés. C’est alors que Tassi va reprendre goût à son métier et à l’enquête. C’est alors que la mécanique de traque d’un tueur en série se met en place. L’histoire pourrait vous paraître classique. Elle l’est. Ce qui ne l’est pas en revanche, c’est la capacité d’Antoine Renand de nous faire pénétrer dans la tête de ses personnages. De nous les faire aimer avec leurs qualités, mais surtout avec leurs failles. Béantes. Comme dans l’Empathie, les choses tirent plus vers le gris que vers le noir ou vers le blanc. Renand cultive aussi un style d’écriture ciselé. Tel un samouraï, il distille des coups de mots précis qui attrapent le lecteur pour ne plus le lâcher. Voilà un vrai roman noir, de ceux que l’on aime et qui restent en tête longtemps. Voilà un roman fort, intense qui ravira les amateurs et amatrices du genre. Et qui étonnera les autres. Bref, l’un des indispensables de l’été qui s’annonce et de notre retour en librairie.

Antoine Renand, « Fermer les yeux », La Bête Noire/Robert Laffont.

Tous les livres du vendredi sont là.

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