Un nouvel Astérix, c’est toujours un évènement. Cela encore plus quand la sortie d’un album illustré coïncide avec la sortie du film. “Astérix et le secret de la potion magique” est un régal pour les zygomatiques. Nous avons rencontré le dessinateur du petit gaulois sur cet album : Fabrice Tarrin.
Après l’adaptation en film d’animation du domaine des dieux, de René Goscinny et d’Albert Uderzo (carton plein avec 3 millions d’entrées en 2014), le tandem Astier/Clichy revient cette fois-ci avec une histoire originale d’Astérix « Le secret de la potion magique » au cinéma et en libraire, avec un album illustré aux éditions Albert René, le 05 décembre 2018.
Fidèle à l’œuvre de Goscinny et Uderzo, cette histoire originale d’Alexandre Astier a été adaptée pour l’album par le génial auteur Olivier Gay, dessinée par le talentueux Fabrice Tarrin, dessinateur de BD et colorisée par Thierry Mébarki. Cette nouvelle aventure constitue un bon moment de détente et de rigolade avec ces irréductibles gaulois, tant au cinéma qu’en BD. A consommer sans modération seul ou en famille. Avec de grandes illustrations, encrées à la plume puis colorisées à l’aquarelle, cet album illustré est un pur régal de lecture. Nous avons rencontré Fabrice Tarrin, le nouveau dessinateur du plus célèbre des Gaulois.
Vous avez réinterprété deux couvertures BD d’Astérix, une en 2017 à la gouache “Le tour de Gaule d’Astérix” et une autre en 2015 à l’aquarelle « Astérix chez Rahàzade ». Dessiner un album d’Astérix, est-ce un rêve de gosse ?
Complètement, c’est un privilège énorme. Dans cette école Franco-Belge, le dessin d’Uderzo est ma plus grande référence avec celui de Franquin. Reprendre son univers me permet de bien progresser. Plus je me plonge dedans, plus je redécouvre le génie qui s’y cache.
Comment avez-vous travaillé sur ce “secret de la potion magique” ? Où avez-vous puisé vos idées de mise en scène ?

C’est un vrai travail d’équipe. Je m’appuie sur le travail des designers, storyboarders du film. Le tout agrémenté des conseils de la
maison d’édition. En parallèle, j’étudie méticuleusement le dessin d’Albert Uderzo pour être au plus proche de son trait et forcément, plus on s’en approche, mieux on dessine. Ce grand dessinateur est un champion dans les expressions et le mouvement qu’il insuffle à ses personnages, du coup c’est un bonheur de dessiner l’univers d’Astérix. Je me sens comme un pianiste qui jouerait du Beethoven…
Est-ce différent d’un album de BD traditionnelle ?
Pour caricaturer je dirais qu’il n’y a qu’une seule grande case par page au lieu de 10 petites. Cela permet de se rapprocher de l’illustration, chaque dessin doit être emblématique d’une séquence entière sans l’aide de phylactères.
Vous êtes dessinateur, coloriste de nombreux albums « Le Tombeau des Champignac » – une aventure de Spirou et Fantasio, « Violine », etc… mais aussi scénariste de BD entre autres pour la série « Maki ». Votre casquette de scénariste a-t-elle facilité votre travail de dessinateur sur cet album ?
Non, le scénario était déjà fait, j’étais (pour une fois) seulement dessinateur et comme l’histoire est très drôle, c’était rassurant.
Combien de temps avez-vous mis pour réaliser cet album ?
Un peu plus de 6 mois, si on enlève les deux mois de vacances.
Quel est votre livre/BD préféré(e) et pourquoi ?
Astérix légionnaire, tant pour le dessin que pour l’histoire qui est truculente.
Quel lecteur êtes-vous ? Que lisez-vous ?
Je lis Astérix, Spirou, Lucky-Luke, Gaston, du Yann et Conrad et des bd plus modernes réalisées par Bastien Vives ou Riad Sattouf. Toujours dans la veine humoristique, je ne lis que des BD qui me font rire.
En 2006 vous avez réalisé des caméras cachées pour l’émission « Salut les terriens » et de 2006 à 2008, participé aux impostures du magazine « L’écho des savanes ». Quels sont vos nouveaux projets ? Écrire le scénario d’un film ?
J’en serais bien incapable, c’est un autre univers. J’ai en projet une bd d’inspiration autobiographique, mais avant ça je dois terminer mon album de Spirou que je réalise avec Fred Neidhardt au scénario (mon ancien partenaire de caméras cachées justement).
Biographie de Fabrice Tarrin : Fabrice Tarrin est né le 30 novembre 1971 à Neuilly. Il est scénariste, dessinateur et coloriste d’une 20e de BD. Depuis l’âge de 10 ans, il est auteur de bande dessinée. Il réalisait lui-même des mini-livres au feutre avec une agrafeuse et des feuilles de papier Canson pliées en quatre. A 19 ans il publie sa première illustration dans le Journal de Spirou. Il sort son premier album « Les aventures de Monsieur Tue-Tout », scénario de Fred Neidhardt en 1997. Il a travaillé pour les magazines « Astrapi » et « Pif Gadget ». Il a également travaillé à la création de décors de deux dessins animés grâce à Joann Sfar : « Les aventures d’une mouche » et « Jack et Marcel », des personnages de Trondheim.
Résumé de l’album : A la suite d’une mauvaise chute, Panoramix, le druide, décide que l’heure est venue de transmettre la recette de la potion magique à un jeune druide afin d’assurer la sécurité du village gaulois. Accompagné d’Astérix, d’Obélix et d’une passagère vaillante, il va parcourir la Gaulle à la recherche de son successeur. Mais son rival, le sournois et terrible Sulfurix va mettre au point un plan diabolique pour récupérer la formule magique. Serait-ce la fin des irréductibles gaulois ?
Collection : « La collection des albums illustrés d’Astérix » – Age : Tout public – Prix : 9,95 € – 48 pages Editeur : Albert René